array ( 'action' => 'financement', 'category' => 'etapes', 'language' => 'FR', )
offensive-regio

FINANCEMENT

Mais oui, le financement !
Cause de faillite No 1 – Un mauvais financement
80 % des entreprises qui déposent leur bilan expliquent ce fait par un financement inapproprié. Cette concordance dans les témoignages est un point à méditer, en particulier pour les créateurs d’entreprise. En effet 45 % des entreprises devenues insolvables n’ont pas dépassé l’âge de 5 ans. Le «bon» financement lors de la création d’une entreprise est donc un point capital sur la voie de la réussite.

1 Plan des besoins en capitaux
Définissez d’emblée quelle est l’importance de vos besoins en capitaux et en financement. Etablissez pour cela un plan détaillé de vos besoins en capitaux (voir CD-ROM) : Le besoin en capitaux pour la création d’une entreprise est la somme qui vous est nécessaire pour faire démarrer votre entreprise et – ce que de nombreuses personnes oublient – surmonter financièrement la phase de lancement. Réalisez donc un plan consciencieux et prévoyez vous une marge pour les impondérables. C’est le seul moyen pour vous d’éviter de futurs goulots d’étranglement financiers.

1.1 Calcul des besoins en capitaux pour les investissements
Répartissez vos investissement selon leur durée d’engagement à long, moyen et court terme.

Les dépenses pour l'acquisition de bâtiments et de terrain, pour des appareils et des installations, pour le matériel roulant, les dépenses pour l'exploitation des brevets, des licences et le franchisage mais aussi les dépenses pour l'achat d'une entreprise ou de participations d’une entreprise existante comptent parmi les investissements à long terme.

Les dépenses pour l’actif circulant engagent votre capital à court et/ou moyen terme. Les dépenses d’approvisionnement en matériaux ou en marchandises, en matières premières, en biens intermédiaires et additifs en font partie.

Lors du premier inventaire des marchandises, on peut recourir à des statistiques commerciales, comme celles de l'institut de recherche commerciale (www.ifhkoeln.de), aux rapports commerciaux des banques et des caisses d'épargne, aux registres du centre de calcul des conseillers fiscaux (DATEV), ainsi qu'à ceux de la chambre des métiers et à ceux de la chambre de commerce et d'industrie.

1.2 Calcul des besoins en capitaux en vue du préfinancement des frais d’exploitation (moyens opérationnels)
Afin de conserver votre solvabilité à tout moment durant la phase de lancement il est impératif que vous ne sous-estimiez pas les besoins en capitaux relatifs au préfinancement de vos frais d’exploitation (moyens opérationnels). Calculez par conséquent l’importance de vos moyens opérationnels, c-à-d frais de personnel, y compris les charges sociales et les impôts, les frais de matériel courants (loyer, y compris des frais accessoires, publicité, assurances, réparations, consultation fiscale, contributions pour les chambres de commerce ou des métiers, pour les caisses et associations de prévoyance contre les accidents) ainsi que les intérêts qui seront générés chaque année.

Déterminez ensuite la période probable au terme de laquelle le processus de chiffre d'affaires vous permettra de rentrer à nouveau dans vos frais : la durée moyenne dite de préfinancement (au moins 90 jours).

Le produit des deux résultats correspond alors au besoin en capital relatif au préfinancement de vos frais d’exploitation.

1.3 Calcul des besoins en capitaux relatifs au préfinancement des créances à recouvrer
Vous devez avoir à l’esprit que votre chiffre d'affaire ne sera pas toujours liquidé au comptant et de manière immédiate. Il y aura aussi des clients qui paieront sur facture ou à échéance, c-à-d avec un délai. Vous devez préfinancer ces sommes. L’importance du montant dépend à la fois de la proportion des ventes au comptant par rapport au chiffre d'affaires global et de l'échéance de paiement moyenne demandée par vos clients.

1.4 Calcul des besoins en capitaux pour les dépenses privées (salaire de l'entrepreneur)
Dans la mesure où les dépenses privées et liées au ménage ne sont pas couvertes autrement, vous devriez aussi les intégrer dans vos besoins en capitaux.

  • Loyer ou capitaux de logement privé, dépenses en gaz, eau, électricité,
  • Assurance maladie,
  • Précaution vieillesse, gestion du risque,
  • Alimentation et autres dépenses, acquisitions privées,
  • Impôts sur le revenu. (Un communiqué au centre des impôts est conjoint à l'enregistrement de votre commerce. Le centre des impôts exige de votre part une estimation de vos profits, qui sert de base de calcul pour votre imposition).

Conseil : En tant que commerçant avisé vous pouvez parfaitement prévoir un profit 0. En conséquence, vous ne devrez pas payer d'impôt par anticipation. Mais notez bien que c’est au plus tard lors de l’émission de votre déclaration fiscale que vos profits sont pris en compte et donc déclarés.

Le total des points qui précèdent représente vos charges mensuelles privées c’est-à-dire le salaire de l’entrepreneur qui est à calculer. Multipliez ce montant au moins par 6, voire par 12 mois et intégrez le au total. De cette façon, vous vous ménagez un tampon financier sûr pour la phase de commencement. Car vous devez garder à l’esprit que dans la phase initiale, qui peut être d’une durée variable selon la branche, peu de recettes voire aucune ne tomberont dans votre escarcelle.

1.5 Calcul des besoins en capitaux pour les frais liés à création d’entreprise
En plus des frais liés à la déclaration de votre entreprise et éventuellement à une inscription au registre du commerce, selon la forme juridique choisie et selon les projets, d'autres frais se présentent, frais d'avocat, frais fiscaux et notariés, coûts de sessions de formation ou de procédures d'autorisation, droits d'agent de change, caution, frais de campagne de lancement, frais de matériel de bureau et d’imprimés commerciaux, frais de consultation et de séminaires relatifs à la création d’une entreprise, etc.

À l'aide du "créateur d’entreprise Lexware" vous pouvez désormais calculer vos besoins en capitaux pour votre lancement.

Après ce calcul, si l’ensemble de vos besoins en capitaux vous semble trop élevé, difficilement finançable, ou encore trop risqué vous avez deux possibilités :

Laisser là votre projet ou réviser votre calcul au stylo rouge et biffer tout le superflu, peut-être que de cette manière on pourra réduire un peu l’un ou l’autre chiffre.

Astuces pour économiser

  • l’Equipement de bureau, les appareils, installations, machines peuvent aussi être achetés d’occasion. Potentiel d'économie : jusqu'à 80 %.
  • NB : Il existe des foires spécialisées dans les appareillages d’occasion : www.resale-germany.com .

  • Les véhicules ainsi que les appareils peuvent être loués. De cette façon, vos besoins en capitaux diminuent. Examinez aussi en parallèle la rentabilité des deux options, achat ou location/leasing, sur le long terme.

  • Examinez les options possibles en ce qui concerne une prise en charge sur place ou une externalisation. Souvent des prestations sont proposées en dehors de votre entreprise à des prix plus favorables que votre propre calcul ne le permet. Cela vaut aussi bien pour des produits que pour des services, ex comptabilité ou bureautique.
  • Étudiez le marché. Quel fournisseur vous offre les conditions les plus favorables, vous pouvez peut-être vous unir avec d'autres en groupements d'achat ?

2 Prévision de la rentabilité et du chiffre d'affaires
Avant de vous soucier du financement de vos besoins en capitaux, vous devriez aussi examiner si une exploitation en indépendant est rentable long terme.

2.1 Calcul du profit minimal
Le profit minimal d'une entreprise unipersonnelle devrait être suffisamment élevé pour comprendre :

  • le salaire de l'entrepreneur correspondant aux besoins privés du ménage
  • les dépenses sociales accrues (maladie, précaution vieillesse, assurance chômage, etc.)
  • l'impôt à verser sur le revenu
  • et - ce qu’on oublie souvent - les remboursement de prêts, qui doivent être portés sur la déclaration d’impôts, sont inclus.

2.2 Calcul prévisionnel de la rentabilité
Pour établir la rentabilité prévisionnelle, vous pouvez emprunter deux voies différentes :
Faire l’addition de "bas en haut", c.-à-d. que vous ajoutez les frais d’exploitation prévisionnels ainsi que le coût des marchandises au profit minimal et obtenez ainsi le chiffre d'affaires dit minimal.

ou

Faire un pronostic du chiffre d'affaires annuel au moyen de statistiques et d’indices de comparabilité commerciaux et calculer alors par déduction du coût des marchandises et des frais d’exploitation le profit possible.

NB : Dans le calcul prévisionnel de vos chiffres, vous devriez toujours user du principe de précaution commerciale. Un commerçant prévoit plutôt des chiffres d'affaires bas et des frais élevés qu'inversement.

Procédé 1 - procédé du profit minimal
En plus du profit minimal vous devez aussi calculer vos frais en cours par année. Déterminez également le plus précisément possible quels sont vos principaux types de coûts, ex. pour un détaillant, le loyer, les frais de personnel, si la part de capital emprunté est élevée, des intérêts, dans la phase de lancement les frais de publicité et d’autres types de coûts, tels que l’assurance, des frais automobiles et ainsi de suite. Ici, vous pouvez recourir en partie à des valeurs statistiques moyennes et à des données commerciales générales.

Evaluez aussi les frais calculés. De même, pensez à l’excédent brut d’exploitation, au loyer prévisionnel pour les locaux destinés à votre usage propre, etc.

A présent, en effectuant l'addition «profits et frais» vous pouvez calculer votre produit brut. Dans la mesure où vous créez votre entreprise en tant que prestataire de services (et ne nécessitez donc pas d’approvisionnement en marchandises) vous avez déjà déterminé votre chiffre d'affaires minimal. En tant qu'artisan ou commerçant, il vous reste encore à calculer le coût de votre approvisionnement en marchandises. Vous pouvez calculer ce coût d’approvisionnement à l'aide de la marge commerciale (pourcentage). En plus des particularités spécifiques à chaque branche, votre marge commerciale dépend aussi de vos conditions d'achat, des remises que vous accordez à vos clients, etc.

Le chiffre d'affaires minimal se calcule à présent comme suit :

Produit brut (profit minimal + total frais) x 100 = chiff. d'aff. min
Marge commerciale

Pour un profit minimal de 60 000 € par an, des coûts atteignant environ 80 000 € et une marge commerciale de 40 %, votre chiffre d'affaires minimal net s’élèvera à 350 000 €, soit un chiffre d'affaires minimal brut de 350 000 € x 1,16 (impôt sur les sociétés) = 406 000 €.

Ce chiffre d'affaires minimum sert donc à la couverture de vos frais privés et au remboursement des prêts que vous devrez contracter.

Grâce au procédé 2 ci-dessous vous pourrez déterminer dans quelle mesure ce chiffre d'affaires minimal prévisionnel peut être réalisé dans les faits.

Procédé 2 - estimation statistique
Contrairement au procédé 1, ce n'est pas votre profit qui est ici le point de départ du calcul, mais l'estimation de votre chiffre d'affaires annuel.

Le chiffre d'affaires annuel d’une entreprise commerciale peut être déterminé assez justement par l'utilisation des statistiques. Ainsi, l'annuaire statistique de la République fédérale d’Allemagne recense par année toutes les dépenses d'un ménage de 4 personnes. Si l’on fait alors le calcul du nombre des acheteurs potentiels dans la zone d'implantation de l’entreprise, on arrive alors facilement à une valeur approximative du chiffre d'affaires annuel.

Un exemple permettra de mieux comprendre cela. La création d'un commerce de détail pour le sport est projetée dans une agglomération (40 000 habitants). L'annuaire recense par année les dépenses d'un ménage de 4 personnes avec un portefeuille/budget moyen de 600 € pour les articles de camping, de sport ainsi que pour les manifestations sportives. Environ 70 % de ces dépenses sont consacrées aux articles que nous proposons. Il reste ainsi environ 360 € par famille et par année. Malheureusement tout le monde ne réalisera pas ces dépenses dans notre commerce. Nous laissons environ 85 % de ce pouvoir d'achat à la concurrence, à des supermarchés ou à la vente par correspondance.

Le chiffre d'affaires probable se calcule donc comme suit :

40 000 habitants = environ 10 000 fam.
Dépenses par famille et par année 360 € = 3 600 000 €
Déperdition de pouvoir d'achat de 85 % = 3 060 000 €
Différence = 540 000 €

Cette différence de 540 000 € donne une première indication du chiffre d'affaires prévisionnel. Dans la réalisation de ce chiffre d'affaires prévisionnel, en plus de la localisation et de la dimension de l’entreprise, votre engagement personnel joue également un rôle crucial.

Les prestataires de services devraient également calculer sur la base de la rémunération prévue quel chiffre d'affaire est envisageable au prorata du temps de travail. Dans les temps qui suivront la phase de lancement, un prorata de plus de 60 % sera probablement difficile à atteindre sur la durée. En effet en dehors de votre activité effective vous devrez aussi assurer des entretiens avec les clients, tenir votre bureau en ordre, émettre des factures, en payer vous-même ou encore suivre des formations. Un prorata de 40 % est vraisemblable.

Que ce soit dans l'artisanat, le commerce ou les services - le chiffre d'affaires n’est pas le profit. Calculez maintenant votre profit (chiffre d'affaires – coûts) à l'aide du «créateur d'entreprise».

Une fois que le profit est suffisant – c’est-à-dire qu’il s’avère nettement supérieur au profit minimal calculé – se pose ensuite la question clé : comment financer mes besoins en capitaux ?

3 Sources de financements destinés à couvrir les besoins en capitaux
Les sources de financement se répartissent en deux groupes - le capital propre et le capital emprunté.

3.1 Le capital propre
Pour les créateurs d'entreprise, plus il y a de capital propre, mieux c’est. En effet le capital propre n'accroît pas seulement votre solvabilité par rapport à des banques et à des organismes de financement, il accroît aussi votre tampon de sécurité. Contrairement à un capital emprunté, le capital propre ne comporte pas d’intérêts à payer et ne doit pas être remboursé. De cette façon, le service de la dette (somme des intérêts et de l’amortissement) et donc la charge financière pour la jeune entreprise sont réduits. Les organismes de financement préconisent une limite inférieure à la part de capital propre. Celle-ci s'élève à 15 %, du point de vue de la rentabilité la part du capital propre par rapport au capital total ne devrait pas représenter moins de 30 %.

Par conséquent examinez en profondeur toutes vos «sources» de fonds propres.

  • De quel montant d’épargne et de valeurs patrimoniales vous bénéficiez ?
  • Y a-t-il du matériel (appareils, véhicules) qui puisse être apporté à l'entreprise ?
  • Existe-t-il un sponsor ou un associé exempt de responsabilité parmi vos amis ou parents ?
  • L'admission d'un partenaire ou d'un associé peut-elle augmenter votre capital propre ?
  • Peut-on s’adjoindre des sociétés en participation ?

Les sociétés en participation privées par opposition aux sociétés en participation publiques visent surtout des idées innovantes ou encore particulièrement risquées. Les sociétés publiques en revanche financent les créateurs des entreprises de type courant. Avec l’une comme avec l’autre des participations (avec ou sans responsabilité) sont mises à la disposition de l'entreprise pour un certain temps. Dans ce cas on établit par convention aussi bien la combinaison de dividendes de participation fermes et calculés sur les profits qu’un taux d'intérêt ferme. En cas de perte, aucun dividende n'est généralement prévu.

Lien : Association fédérale de sociétés de participation allemandes www.bvk-ev.de

3.2 Le capital emprunté
Une autre source de financement est constituée par les différentes formes de financement par des capitaux étrangers. Le capital vous est fourni par des créanciers, le plus souvent une banque. Au moyen de cette transaction, le créancier n'acquiert pas de titre de propriété de votre entreprise, mais il est lié d'obligation conjointement à vous. Cela a pour conséquence que le capital fourni devra être remboursé et créera des intérêts qui devront être payés. Et ce même si votre situation financière ne s’y prête pas.

En fonction de la durée du prêt, on distingue le financement par capitaux étrangers à court, moyen et long terme.

Le financement par des capitaux étrangers à long terme - le prêt à long terme
La différence entre le prêt et les autres formes de crédit est que le bailleur de fonds ne peut exiger la somme prêtée qu’à l'échéance d'un terme préalablement fixé. Si une banque permet des découverts sur votre compte (compte courant), cela ne constitue pas un prêt, mais seulement une créance ouverte puisque la banque peut reprendre l'argent à tout moment.

Des prêts à long terme (plus de 4 ans) devraient donc toujours être contractés en plus du capital propre pour financer les capitaux fixes (appareils, bâtiments, etc.) et pour financer les actifs circulants. On parle à cet égard de «règle d’or du financement». Elle vous procure la sécurité et la stabilité financières nécessaires à long terme et garantit aussi un maintien de la production dans les conjonctures difficiles.

Si cette règle n’est pas appliquée, il y a un risque que les crédits à court terme ne soient pas reconduits (prolongés) et que pour maintenir votre solvabilité vous soyez parfois forcé de vendre des appareils et d'autres biens d'investissement.

Le taux d'intérêt en vigueur pour des prêts de ce genre dépend des grilles de taux d'intérêt de la Banque centrale européenne et surtout de vos possibilités de garantie et de votre don pour la négociation. Généralement, les taux d'intérêt des banques commerciales pour les prêts sont supérieurs aux taux d'intérêt des organismes de financement publics. (cf les transports publics)

Le financement par des capitaux étrangers à court terme

  • le crédit fournisseur
  • le crédit en compte courant
  • le Factoring

le crédit fournisseur = un crédit coûteux !
Pour le financement des marchandises, dans certaines circonstances vous pouvez demander un crédit fournisseur. Un crédit fournisseur peut être mis en place en convenant d'une date de paiement avec le fournisseur, si la facture doit être réglée seulement après un certain délai, par exemple à 30 ou 60 jours.

L'emprunteur lui-même ne fournit généralement pas de caution. Pour assurer ses créances, le fournisseur se réserve la propriété des biens livrés (réserve de propriété)

Aucun intérêt n'est dû pour un crédit fournisseur, mais ce n'est pas sans coût, parce que lors d'un paiement dans les délais fixés ou au comptant un escompte peut être accordé.

Partant du principe que l’on peut déduire 3 % d’escompte du montant de la facture, si on paie immédiatement sans attendre les 30 jours date de paiement, alors l'intérêt cumulé sur l'année avec un crédit fournisseur s'élève à 36 %.

C’est pourquoi il est judicieux de s’assurer dès le lancement de l’entreprise de sa solvabilité (liquidité) face à de telles déductions en contractant des crédits d’exploitation.

Le crédit en compte courant - pour assurer votre solvabilité immédiate
Un crédit en compte courant est un crédit que vous pouvez demander au besoin, jusqu'au montant maximal convenu par contrat (ligne de crédit). Le crédit en compte courant est un crédit à court terme et résiliable à tout moment par la banque ; il ne doit donc servir de financement qu'à court terme.

Par conséquent les crédits en compte courant servent uniquement à la garantie de la solvabilité immédiate, en particulier au financement en cas de surcharges ponctuelles (salaires, loyer, trop d’escomptes).

Factoring – si le chiffre d'affaires dépasse les 5 millions
Avec le Factoring, l'entrepreneur vend à un affactureur des créances qu'il a acquises en effectuant une prestation envers ses clients; L'avantage pour l’entreprise apparaît dans le fait qu'il n’a pas besoin d’attendre le paiement de ses factures, mais peut disposer immédiatement «de liquide». L’affactureur finance par avance les créances du client (fonction de financement). En plus de cela, il est possible de s'assurer auprès de l’affactureur contre la perte de créance (fonction de cautionnement). En troisième lieu, on peut aussi transmettre tous ses dossiers de relance et d'encaisse ainsi que les comptes débiteurs à l’affactureur (fonction de service).

Quels frais en découlent ?
Tout d'abord comme une somme est avancée sur le recouvrement des créances, sur ces créances l’affactureur exige des intérêts qui correspondent à ceux d’un compte courant par exemple. Pour l’exercice de la fonction administrative, de 0,5 à 3 % environ du chiffre d'affaires sur créances sera retenu. Pour la prise en charge du cautionnement des risques, selon la solvabilité du tiers débiteur et la part des créances incertaines dans le chiffre d'affaires, les sociétés de factoring font monter la prime de risque à un montant de 0,2 à 1,2 % du montant de la facture.

Quels autres avantages ressortent d'un contrat de factoring ?

  • De meilleures conditions de paiement grâce à une réputation de payeur au comptant
  • un gain sur l'escompte
  • l'externalisation de la comptabilité, des dossiers de relance et d’encaisse.
    Lien : www.factoring.de

Programmes de financement publics
Une autre possibilité pour couvrir ses besoins en capitaux : les aides financières publiques. Les aides financières publiques ne se différencient pas extérieurement des prêts des banques commerciales – en règle générale, vous devez aussi payer les intérêts tout en remboursant le capital. L'avantage des programmes de financement public réside surtout dans les conditions de crédit. Les programmes de financement public ont des taux d’intérêt plus avantageux, une plus longue durée de validité, ils offrent généralement de meilleures modalités de remboursement et - c'est le plus intéressant - s’obtiennent en partie sans caution. Car ce n'est pas le financement qui représente le problème réel de la création d’une entreprise, mais la garantie.

Comment obtenir un crédit public ?
Le «point de départ» est votre banque. Si votre idée commerciale parvient à convaincre votre banquier, ce dernier transmettra des formulaires de demande complétés aux instituts de promotion. A ce niveau, on examine la validité de votre demande d'aide financière. En tant qu’aide à la décision, les instituts de promotion ont recours à l’expertise d'une institution compétente (CCI, chambre des métiers ou association professionnelle). Si la demande est acceptée vous recevez une réponse positive dans un délai d’environ 4 à 8 semaines.

Pour obtenir ce soutien, il faut remplir les conditions suivantes :

  • Qualification commerciale et professionnelle (spécialisée)
  • Expérience de la direction commerciale avec une participation active
  • préclause - les soutiens financiers publics doivent être demandés en principe avant l’initialisation du projet. Aucun engagement financier (par exemple un contrat de vente ou de location) ne doit être pris avant la formulation de la demande.

Principe de subsidiarité

  • Pour le projet de création, les fonds propres existants doivent être utilisés dans une proportion appropriée (cf le capital propre).
  • Sont encouragées les créations d’entreprises nouvelles, les reprises et les prises de participation actives.

Aide à l'investissement

Investissements dans les appareils, le matériel et l'équipement d'exploitation, bâtiments coûts de prise en charge et/ou d'achat pour une participation et/ou une prise en charge commerciale ainsi que pour des stocks de matériel et de marchandises

Financement des moyens de production

Les moyens de production sont pris en considération dans des prêts distincts. On reconnaît généralement l’existence de besoins en moyens de production pour une période de trois mois.

Les aides financières ne constituent pas un droit.

Dans la partie qui se joue entre les banquiers spécialisés, les instituts de promotion, les CCI et les fédérations, c’est votre propre banque, ou plus précisément votre banquier spécialisé qui représente le plus grand obstacle. Car le banquier poursuit un objectif tout à fait opposé au vôtre. Il cherche à éviter le risque.

Remarque : Un entretien bancaire est toujours un entretien commercial et le produit que vous voulez vendre est votre idée commerciale ou votre concept.

Règles à appliquer lors de la négociation d’un crédit avec la banque :

  • Vous informer par avance auprès de votre CCI des possibilités de promotion alternatives.
  • Développer des stratégies de financement. Pour agir de façon convaincante, vous devez avoir une idée précise de ce dont vous avez besoin et de la manière dont vous envisagez le remboursement.
  • Préparer consciencieusement l’entretien bancaire. N'allez jamais à votre banque sans objectifs, sans concept, sans idée concrète concernant vos besoins en crédit et/ou en capitaux. En proposant une présentation détaillée et un discours convaincant au bailleur de fonds vous pouvez vaincre ses réticences et gagner sa confiance.
  • Éviter un optimisme acharné dans l'appréciation de votre propre situation.
  • Éviter une méfiance acharnée par rapport aux demandes d’informations de votre banque. «crédit» vient du latin «credere» = croire : ayez confiance.
  • N’oubliez pas que votre banque n'est pas obligée de conclure un contrat de crédit avec vous.

Concrètement, que vous faut-il pour votre entretien bancaire ?

  • 1 exposé écrit sur votre projet.
  • 1 éventail de performances et d'offres,
  • l’horizon d'attente, l’emplacement et la situation de l’entreprise
  • 1 analyse de la concurrence
  • des concepts de marketing

faites part de vos attentes en ce qui concerne :

  • vos dépenses privées
  • votre plan de besoins en capitaux
  • les salaires/traitements
  • les clients
  • l’achat de matériel ; Qualité ; Prix
  • le chiffre d'affaires - calcul de rentabilité - important : Toutes les indications doivent être plausibles et compréhensibles !
  • Pour la reprise d’une industrie : si possible derniers bilans du prédécesseur/cédant
  • données personnelles ; Curriculum vitae, formation professionnelle, derniers postes occupés; formation continue, centres d'intérêts - > vous faites partie de la relève qualifiée !
  • des pronostics généraux dans votre domaine d’activité,
  • le plan des locaux : dimension, équipement, loyer, situation, environnement, éventuels investissements à venir crédit nécessaires,
  • Avez-vous déjà pris contact avec des fournisseurs ? cf conditions !
  • Avez-vous déjà des contacts avec des clients ?
  • De combien de collaborateurs avez-vous besoin ? Des membres de votre famille vous aident-ils, comment les postes sont-ils attribués ?
  • Rapports financiers personnels, relevé de fortune, obligations financières…

4 Le cautionnement
Le capital emprunté - et les soutiens financiers publics en font également partie - doit généralement être assuré en banque. Les banques acceptent pour caution tout ce qui possède une valeur marchande depuis les parts sociales jusqu’aux dettes foncières. Toutefois, l'estimation des cautions comporte des remises de risque comme le montre le tableau suivant :

Type de Cautionnement

Estimation

Dettes foncières

Jusqu'à 80 % de la valeur hypothécaire (pour les appareils industriels 60 % maxi)

Assurance-vie

Vente à réméré (correspond au total des versements effectués moins les dépenses administratives etc.)

Epargne construction

Actif économisé plus intérêts

Compte à terme

Valeur intégrale

Epargnes financières

Valeur intégrale

valeurs mobilières à revenu fixe

Généralement 80 % de la valeur en cours

Parts sociales

Pour des valeurs nationales courantes 50 % de la valeur en cours

Cession à titre de sûreté

Généralement 60 % de la valeur nette d’acquisition moins un amortissement

Cession de créance

Selon un pourcentage qui représente généralement 50 % de la valeur de la créance


4.1 alternative de garantie-«capital création», dérogation de responsabilité et banque de garantie
En choisissant bien son mode de financement on peut aussi résoudre le problème de la garantie d’une autre manière. En effet, la plupart des instituts de promotion ont reconnu par le passé que ce n'est pas le financement des besoins en capitaux qui représente le problème du créateur d’entreprise, mais la mise à disposition des cautions. Les programmes de promotion ont été modifiés de sorte que les banques commerciales peuvent être investies au moins en partie du risque et/ou de la responsabilité. Ce supplément au programme s'appelle une dérogation de responsabilité qui ne s’applique toutefois qu'à concurrence de 80 % maxi. sur les soutiens financiers demandés. Une alternative à cette option est constituée par «capital création»,le programme de l'établissement de crédit pour reconstruction KfW. A l'attribution du soutien financier l'institut renonce complètement à toute caution réelle. Toutefois, une portion d’environ 25 % des besoins d’investissement en biens seulement peut être financée par ce programme de promotion. En outre, le créateur d’entreprise doit disposer de 15 % de capitaux propres. Une troisième possibilité s'ouvre avec la de la banque de garantie. la banque de garantie reprend de façon semblable à celle du garant des parts du risque de perte de crédit (80 % maxi) et soulage ainsi votre banque. Cependant un risque partiel demeure toujours pour votre banque.

Projet cofinance par L´Union Europeene

La rubrique POLE CONSEILS d'Offensive REGIO met à votre disposition une liste importante d'avocats et conseillers fiscaux franco-allemands , de tribunaux, de conseillers de la chambre...
[mehr]